Chapitre 1 sur 22
L'Atelier Syntropia
L'objectif de cet atelier est de vous fournir un accompagnement et des outils pour concevoir, créer et assurer le suivi de cultures en agroforesterie syntropique.
Tout se trouve à un seul endroit sur ce site.
Note importante : cet outil est proposé en tant qu'aide à la conception et au suivi de systèmes agroforestiers syntropiques et ne remplace en aucun cas une formation dans ce domaine.
Syntropia accompagne la conception et la conduite d'un système agroforestier syntropique — de la première idée jusqu'au suivi, saison après saison en se basant sur des ressources telles que "Bienvenue en Syntropie" d'Anaëlle Théry (Joala est son entreprise), les Webinaires Lina Faraj, les cours de formation Sylvanier des Alvéoles.
Chaque étape demande des informations précises, et explique à quoi elles servent.
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Limites
L'atelier permet pour l'instant de concevoir des parcelles rectangulaires ou carrées et ne prend pas en charge les formes ronde, triangulaires ou plus complexes.
L'atelier propose des végétaux de base pour composer un projet de culture syntropique mais ne dispose pas d'une vaste palette végétale.
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L'intention
Que cela soit pour créer son jardin, cultiver sa nourriture, ou produire des végétaux, sur petite ou grande échelle, l'acte de cultiver est plus que jamais d'utilité publique.
Aujourd'hui c'est même un acte citoyen qui s'accompagne d'un changement de mentalité ; notre civilisation a besoin de retrouver de la raison dans ses méthodes culturales.
L'agroforesterie syntropique, c'est :
cultiver en association avec son environnement, sans besoins de s'aliéner avec des engrais, des pesticides et autres intrants.
Ce site Syntropia se veut donc comme un accompagnement pour faciliter la conception et le suivi de projet en SAF syntropique.
Pour toutes questions ou déclaration d'anomalie au sujet de ce site merci d'envoyer un mail à jubile@alwaysdata.net en décrivant précisément l'endroit et le problème rencontré.
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Où trouver quoi
Une partie du site est publique, sans connexion : l'accueil, la connexion, cette documentation, celle sur l'agroforesterie syntropique, le glossaire et « Les sources ».
Le glossaire explique les mots techniques un par un. « Les sources » dit d'où viennent les règles de l'atelier (les livres, la formation, les bases de données) et à quoi chacune sert.
Un mot souligné en pointillés, dans le site, s'explique quand on le survole.
Le reste demande un compte : c'est là que se trouve votre projet. L'inscription se fait sur invitation, avec le code d'une personne qui a déjà un compte.
Le menu ☰, en haut à gauche, ouvre la navigation du site. La section « Documentation » y figure sur toutes les pages, que l'on soit connecté ou non.
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Le parcours en quatre phases
La Définition décrit le projet : qui le porte, pour quoi, avec quels moyens, sur quel terrain.
La Conception dessine le terrain, choisit les plantes de chaque parcelle puis la dessine, compose le scénario de plantation, et compte ce qu'il faudra se procurer et l'eau à donner.
La Réalisation prépare le terrain, le matériel et les outils, et consigne ce qui a été fait.
Le Suivi accompagne le système une fois en place : l'arrosage, la perturbation, le saut du chat et l'observation.
Les phases se suivent dans l'ordre. Un projet vivant revient pourtant au Suivi bien plus souvent qu'à la Définition, réglée une fois. Le panneau de navigation montre où vous en êtes.
Chaque page a son panneau Informations, qui dit à quoi sert ce qu'elle demande. Cette documentation donne la vue d'ensemble, et le panneau le détail de la page.
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Définir son projet
Un projet comprend un site et autant de parcelles que nécessaire. Il s'ouvre en lui donnant un nom. C'est la seule étape obligatoire du parcours.
Suivent quatre étapes courtes. La vision : qui porte le projet, sa motivation, l'intention au-delà de soi. Les objectifs : ce que le projet doit produire, pour quelle destination, et à quel terme.
Les moyens situent le point de départ. Avec peu de moyens financiers, l'atelier propose la régénération naturelle assistée.
Le site demande la commune, la position (posée d'un clic sur une carte), la superficie, la zone climatique USDA, l'exposition, la pente et les conditions climatiques particulières.
La zone climatique peut s'estimer depuis la position. Le site demande aussi la conduite : syntropie ou jardin-forêt. Elle décide des strates du scénario.
Les réponses sont enregistrées à chaque étape, et peuvent être modifiées en revenant sur la page.
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Concevoir : la carte du terrain
L'étude du site est une carte sur laquelle on dessine son terrain, calque par calque.
Les calques sont les limites, le relief, l'eau, les vents, les ombres, le sol, les circulations et constructions, la végétation existante, le ressenti et les parcelles.
On choisit l'outil dans la barre du haut (point, ligne, contour, main levée) et le calque dans le panneau Données.
Une parcelle se pose d'un clic par ses dimensions, se tourne avec un curseur, puis se déplace avec l'outil Repositionner. L'outil Étiquettes déplace les noms qui gênent la lecture.
Le fond de carte se change en bas à gauche : carte OpenStreetMap, plan IGN, photographie aérienne, infrarouge, ou photos anciennes de 1950 à 1995.
La carte peut afficher le cadastre, comme repère non enregistré. Elle peut chercher l'eau d'OpenStreetMap autour de vos limites, calculer la rose des vents du lieu et relever les courbes de niveau de l'IGN.
Pour les ombres, elle donne des liens vers ShadeMap, ouverts sur votre terrain. Un fichier de tracés au format GeoJSON peut aussi s'importer.
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Concevoir : l'étude du sol
L'étude du sol compte sept relevés, à faire sur place avec des fiches à imprimer. Ils aident à décider comment et combien arroser au départ, et à choisir l'itinéraire de conduite du projet.
Chaque fiche annonce le geste et la durée avant sa grille, et dit ce que la mesure permettra de décider. Sur le terrain, on suit l'ordre de la fiche imprimée.
Le test d'infiltration se note aussi dans l'atelier, à l'étape « Matériel et eau ».
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Concevoir : la palette
Une parcelle naît à l'étape « La palette », avec un code, un nom et un type. Sa conduite et son type de tortue se donnent ici, ou plus tard dans son plan.
La palette réunit les plantes de la parcelle avant son dessin. Elle se compose en trois onglets, dans l'ordre que donne Théry : tout se construit autour des productions principales.
Les productions principales sont ce que vous voulez impérativement produire. Les productions secondaires sont un plus, que la parcelle donnera si la place le permet.
Les plantes de service se rangent en neuf fonctions : biomasse, bloque-herbe et couvre-sol, brise-vent, azote, nectar et pollen, auxiliaires, ombre, tuteur vivant, protection contre l'abroutement.
Pour chaque fonction, l'atelier met en tête les espèces qui la remplissent. Une même plante peut rendre plusieurs services, et une production aussi : un fruitier offre du nectar.
À côté de chaque espèce est noté ce qu'elle demande pour s'obtenir : plant, bouture, éclat de touffe, semis. Vous choisissez selon vos moyens, rappelés en tête de l'onglet.
Une espèce dite « craint le froid » ne supporte pas, d'après sa fiche, l'hiver de la zone USDA de votre site. Elle reste proposée : un abri ou un coin protégé peuvent suffire.
« Reprendre » ajoute les plantes de service d'une autre parcelle du projet, que vous ajustez ensuite. Les productions, propres à chaque parcelle, ne se reprennent pas.
Le plan, le scénario et le potager puisent dans la palette. Une plante qui y est employée ne se retire pas de la palette : le survol dit où elle sert.
Les parcelles ouvertes avant la palette ont reçu la leur, tirée de ce qu'elles portaient. Un nom du scénario ou du potager qui n'est pas une espèce reste tel quel, signalé « hors palette ».
La palette du projet réunit les espèces de toutes ses parcelles, chacune une fois. Elle s'ouvre par « Tout le projet : les origines », dans le menu des parcelles.
Chaque espèce y reçoit son origine : achat, semis, bouturage, marcottage, division, transplantation ou régénération naturelle. Une espèce peut en avoir plusieurs.
Une espèce sans origine reste « à décider ». Le matériel et eau, le Dossier Projet et le feuillet de chantier classent les plantes par ces origines.
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Concevoir : le plan de la parcelle
Le plan d'une parcelle ouverte dans « La palette » se précise ici : dimensions, bordures externe et interne, planches et sens des planches. Le nombre de planches se calcule seul.
Chaque demi-planche se travaille depuis un passe-pied. Sans passe-pied le long des bords, les planches des deux bords sont des demi-planches. Avec un passe-pied aux deux bords, toutes sont entières.
Une planche seule se centre. Une parcelle peut être conduite autrement que le site.
Le plan se zoome avec la molette, ou avec les boutons « − » et « + » en bas à gauche. Agrandi, il se fait glisser, et « Tout voir » le ramène entier.
Chaque parcelle a son stade du terrain : la colonisation, l'accumulation ou l'abondance. Le scénario le rappelle, avec ce que la formation conseille à ce stade pour la densité de plantation et la fréquence de taille.
Chaque parcelle a aussi son type de tortue : classique, zèbre, abeille ou liane. Ce qu'en dit Théry s'affiche sous le choix.
En zèbre, des planches pérennes alternent avec des planches annuelles. En abeille, chaque planche porte une bande pérenne et une bande potagère. Vous choisissez la première, et les autres alternent.
En zèbre, chaque planche se change ensuite une à une. Les planches ou les bandes pérennes sont teintées sur le plan.
Chaque planche a ses lignes de plantation, trois par défaut, à intervalles égaux dans sa largeur. Leur nombre se règle planche par planche, de 1 à 12.
La ligne centrale, en trait plein sur le plan, porte la biomasse et la structure, jamais de tuteurs. Dans la demi-planche du bord est (ou sud), elle est du côté de la bordure.
Au bas de la page, « Annuler les changements » ramène le plan tel qu'il est enregistré.
« Réinitialiser » fait repartir toute la parcelle des valeurs par défaut de l'atelier (12 × 8 m), avec la conduite du site, sans stade ni tortue, et sans plantes sur ses lignes.
Les deux demandent confirmation et n'enregistrent rien : seul « Enregistrer le plan » enregistre.
Le panneau Informations donne aussi la part de biomasse : par planche pour un potager, sur la ligne centrale pour une parcelle pérenne. L'atelier vise 75 %.
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Concevoir : les bordures
Une fois le plan enregistré, chaque côté actif d'une bordure reçoit une ligne de plants, au milieu de sa bande, avec une espèce ou plusieurs qui alternent.
La bordure externe bloque l'herbe et freine le vent. Cochez « vent » sur le côté d'où vient le vent dominant : ce côté se dessine en tirets épais et recevra des brise-vent. La bordure interne apporte de la biomasse.
« Proposer les espèces de cette bordure » montre les espèces à qui la palette donne sa fonction, sauf les annuelles, car une bordure est pérenne, et les plantes grimpantes, réservées à la ligne des lianes.
Elle ne garde que celles que les règles conseillent sur ce côté. Lavande, romarin et hysope vont au sud et à l'ouest, sauge et consoude au nord et à l'est, et l'externe ne prend que des émergentes au sud et à l'ouest.
Une fiche peut aussi nommer sa bordure : la menthe va sur l'interne seulement, l'artichaut et le thym luisant jamais en bordure. Le souci, annuel, se sème pourtant sur l'externe, où sa fiche le place.
Vous gardez celles que vous voulez, et elles alternent dans cet ordre. Les autres espèces de la palette restent à ajouter à la main, sauf les plantes qui ne sont que de production.
Une plante peut être notée « bloque l'herbe » dans Espèces. En bordure, une plante couvre-sol compte aussi comme bloque-herbe.
Sur une bordure externe ou interne, un plant tous les 40 cm, comme le conseille la formation Joala. Chaque côté se règle de 10 à 50 cm, avec ses plantes : 35 cm pour des lavandes, 50 cm pour des groseilliers.
C'est un espacement de plantation, dense. L'espacement de production viendra plus tard, quand vous retirerez les plantes qui ont fini leur service ou leur cycle.
Sur la ligne des lianes, chaque plante garde son espacement de service, pris dans Espèces. Entre deux plants voisins, l'écart est la moyenne de leurs espacements, et chaque bout garde la moitié du sien.
Il dessine chaque plant par un disque de sa largeur adulte quand elle est connue, borné à deux fois son espacement, puisqu'une plante de bordure est taillée. Sinon, il dessine une pastille.
Le plan dessine aussi les plants des lignes des planches, comme ceux des bordures. Le Dossier Projet et le feuillet de chantier impriment le même plan.
Chaque espèce a sa couleur et un sigle de deux ou trois lettres, calculé pour que deux espèces de la parcelle ne se confondent pas. Ils sont les mêmes sur le plan, à l'impression et dans le calendrier du potager.
Une légende liste les espèces avec leur nombre de plants. Les sigles s'inscrivent sur le plan quand le zoom le permet, et le survol d'un point donne le nom de la plante.
Dans la légende, « Tout/rien » affiche ou masque tous les sigles, et la pastille d'une espèce ceux de cette espèce. Ces choix restent dans votre navigateur, parcelle par parcelle.
Sur la ligne des lianes, une espèce sans espacement de service empêche le compte, et la page le dit. Après un changement de dimensions ou de bordures, les plants se recomptent quand le plan est de nouveau enregistré.
Tant que les bordures externe et interne sont vides, vous pouvez répartir une liste de plantes sur toutes les bordures d'un coup. Vous cochez une seule liste, prise dans la palette.
Les plantes annuelles sont grisées, avec la raison. Vous pouvez choisir une colonne vertébrale par bordure, qui revient un plant sur deux.
L'atelier pose chaque plante sur les côtés dont elle remplit la fonction, en alternance.
Il pose chaque plante du côté où elle se plaît, seulement des émergentes au sud et à l'ouest de l'externe, et des brise-vent sur les côtés cochés « vent ».
Il faut au moins deux espèces par côté. Sinon, rien n'est réparti, et l'atelier dit quel côté manque de quoi.
L'aperçu s'affiche sur le plan. « Poser ces bordures » enregistre tous les côtés à la fois, et chaque côté se retouche ensuite à la main.
Chaque bordure a aussi son calendrier prévu : une période de plantation, du premier au dernier jour, ou un seul jour, proposée d'après le calendrier de ses espèces. S'y ajoutent des perturbations prévues, chacune avec une date et un geste.
Ce sont des prévisions. La date réelle se donne à la Réalisation, et le jour d'une perturbation s'adapte au temps qu'il fait.
Chapitre 12 sur 22
Concevoir : la tortue liane
Pour une tortue liane, la tortue d'ombre de Théry pour les étés secs et les pluies violentes, l'atelier dessine le plan au sol, sans la structure.
Une ligne des lianes, en tirets violets, marque où montent les lianes. Elle court au cœur, dans le passe-pied central, côté nord ou côté est.
Elle reçoit, comme une bordure, une série d'espèces qui alternent : les lianes émergentes en haut de la structure, et la strate haute à leur ombre (vigne, kiwi, kiwaï).
« Proposer les lianes » montre les lianes de votre référentiel, reconnues à leur strate « Liane / grimpante » dans Espèces. La proposition cite aussi les lianes annuelles qui les doublent la première année.
Sous la structure, la ligne centrale de chaque planche garde sa biomasse (maïs, tournesol) les deux premières années, le temps que les lianes s'installent.
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Concevoir : le scénario
Le scénario est le déroulement de la succession dans les strates, défini à partir des productions voulues.
En syntropie, il se compose sur une frise : le temps en largeur, les strates en hauteur. En jardin-forêt, qui n'a pas d'axe du temps, il se lit par strate.
Les végétaux se choisissent dans la palette de la parcelle. Leur place dans la palette dit s'ils sont une production principale, une production secondaire ou un accompagnement.
Un végétal noté avant la palette sous un autre nom reste tel quel, signalé « hors palette ». Pour le rattacher, choisissez son espèce et cochez la correction du nom.
En syntropie, les quatre strates classent les plantes par besoin en lumière, et non par hauteur (Théry, ch. 05) : émergente 80 à 100 %, haute 60 à 80 %, moyenne 40 à 60 %, basse 20 à 40 %.
Quand vous choisissez un végétal, l'atelier propose sa strate d'après Espèces. Une espèce a une strate de production et une strate de service, et l'atelier prend celle de l'usage.
Quand une espèce a plusieurs strates possibles, comme la fève ou la pomme de terre précoce, l'atelier vous laisse choisir.
Un végétal qui porte la fonction biomasse s'écrit en vert et en gras, comme sur les schémas de la formation Joala.
Le panneau Informations montre l'occupation au sol de chaque strate : la surface des plantes gardées jusqu'à l'âge adulte, rapportée à la parcelle. La biomasse ne compte pas. Les repères de Théry sont de 20, 40, 60 et 80 % de la plus haute à la plus basse.
Le même panneau donne la part de biomasse de la ligne centrale : combien de ses plants servent à la biomasse. Théry en destine 70 à 80 % à l'implantation, et l'atelier vise 75 %. C'est une information, pas une règle.
Le même panneau dit si le saut du chat est préparé : des plantes à perturber, 70 à 80 % de biomasse, au moins deux espèces par strate, des plantes de démarrage, un geste de taille noté.
Chaque repère dit « en place », « à regarder » ou « rien de noté », avec sa source. L'atelier conseille, il n'interdit rien.
Pour un ligneux, on note le geste de taille : basitone, cépée ou trogne, selon l'endroit où l'arbre stocke ses sucres.
Une plante déclarée « en bordure » renvoie aux lignes des bordures : c'est leur compte qui fait foi.
Le calendrier de la Conception est un premier repère de rythme, saison par saison, écrit à main levée. Son panneau Informations rappelle les moments de la taille de perturbation, et qu'on ne perturbe pas une production principale pendant la maturation de ses fruits.
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Concevoir : les espèces
Le menu du compte ouvre Espèces : le cadre partagé de l'atelier, et vos propres espèces. Une surcharge prime sur le cadre pour la même espèce, sans le changer pour les autres projets.
Une surcharge ne remplace que ce qu'elle note : une case laissée vide garde la valeur du cadre. La colonne « Espacement de service » donne l'écart retenu, ou celui de sa fonction, dit « par défaut ».
Une espèce porte son calendrier de semis, de repiquage ou plantation, et de récolte, écrit en mots comme le tableau de Lopez (« fin avril », « mi à fin juillet »), et son cycle : annuelle, bisannuelle, vivace ou ligneuse.
Une période peut couvrir un mois entier, « mai », ou plusieurs mois, « février à avril » : on étend ainsi les plantations et les récoltes. La date proposée ailleurs est le milieu de la période.
Elle porte aussi sa hauteur adulte, sa largeur, qui dessine les plants des bordures et mesure l'occupation au sol, et ses strates de production et de service.
Pour une annuelle semée en place, elle porte son délai de germination et la température du sol pour semer : « le critère n'est pas la date mais la température du sol », dit Théry.
Elle porte enfin ses rôles : la production, ou une fonction de service (biomasse, bloque-herbe, tuteur…). C'est le même vocabulaire que le scénario et le plan de culture du potager.
Son orientation de bordure dit ses côtés (« nord-est », « sud-ouest »), sa bordure (« intérieure », « extérieure »), ou « jamais ». Les propositions des bordures la suivent.
Elle a deux espacements. L'espacement de service est l'écart avec ses voisines sur une ligne de service des planches ou sur la ligne des lianes ; les bordures ont le leur, côté par côté. L'espacement de production sépare deux plants cultivés pour leur récolte.
Son service se lit dans son rôle. Quand elle en rend plusieurs, la biomasse passe avant le bloque-herbe, puis le brise-vent.
Sans espacement de service noté, l'atelier prend celui de son service : 25 cm pour la biomasse, 40 cm pour le bloque-herbe, d'après Théry. Le brise-vent n'a pas de chiffre.
Une fiche peut porter sa zone USDA minimale, la plus froide qu'elle supporte. Au cadre, elle vient de Plantae ; beaucoup de fiches ne l'ont pas encore.
Un fichier CSV importe plusieurs espèces d'un coup. Le cadre complet se télécharge, prêt à corriger ou compléter. Le fichier est vérifié en entier avant tout enregistrement.
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Concevoir : le potager
Une parcelle de type potager se compose par planche, dans son plan de culture. Les planches viennent du plan de la parcelle, et chacune peut porter plusieurs cultures.
Les cultures se choisissent dans la palette de la parcelle, comme les plantes des lignes de chaque planche. Une culture notée avant sous un autre nom reste telle quelle, signalée « hors palette ».
Chaque planche dit ce que les tables d'association de Christa Weinrich savent de ses voisinages : ce qui s'entend bien, et ce qu'il vaut mieux éviter de placer côte à côte.
Ce sont des ordres de conduite, à éprouver chez soi. Une culture absente des tables n'est pas neutre pour autant.
La formation Joala associe le fenouil à la tomate, à la courgette et au concombre, quand Weinrich le donne à éviter près de la tomate. La page dit les deux : c'est l'observation d'un seul site.
L'atelier peut proposer un placement des cultures qui n'ont pas de planche. Il regroupe ce qui s'entend bien, écarte ce qui s'entend mal, et laisse à leur place les cultures déjà placées.
S'il ne trouve aucune planche sans voisin à éviter, il laisse la culture non placée et le dit. La proposition s'affiche d'abord, et rien n'est enregistré avant votre accord.
Chaque planche porte sa nature, en zèbre ou en abeille. Le placement met une plante pérenne sur une planche pérenne et une annuelle sur une annuelle, d'après son cycle dans Espèces.
Une culture porte trois dates : le semis à l'abri, la mise en place (semis en place ou repiquage) et la récolte. Un onglet calendrier les dispose sur l'année, mois par mois.
Pour dix-sept cultures d'automne et d'hiver, la page rappelle les dates de Yann Lopez, maraîcher en Haute-Vienne. Ce sont des dates indicatives, à remplacer par vos propres mesures.
Pour douze cultures d'été, elle rappelle aussi les mises en place de la formation Joala : maïs, pomme de terre, courgette, haricot… Ce sont les dates d'un potager en Dordogne.
Une culture décrite dans Espèces propose son propre calendrier de la même façon. Pour les autres, la date est à vous.
Quand deux cultures d'une planche ont leurs dates, la page dit si la table de succession de Weinrich cite leur enchaînement, l'exclut, ou n'en dit rien.
Sous chaque planche, la page rappelle ce que la table cite pour suite de la dernière culture.
Une culture peut porter des fonctions de service, comme la biomasse : le journal des perturbations et le saut du chat la comptent alors. Elle peut aussi porter son nombre de plants.
Une culture de biomasse s'écrit en vert et en gras, comme une ligne de service dont l'espèce sert à la biomasse.
Les lignes d'une planche reçoivent les plantes de service, et les productions se plantent de part et d'autre. « Les lignes » ouvre la proposition de l'atelier.
La biomasse va sur la ligne centrale, émergente de préférence. Les autres lignes complètent les strates que les productions laissent vides, les plus hautes près du centre.
Chaque ligne porte une espèce, sa mise en place prévue (un jour, ou une période), la fin de sa culture et ses perturbations prévues. Le calendrier du potager les montre à côté des cultures.
Dans le calendrier, chaque ligne porte la pastille et le sigle de sa plante, et ses mois prennent sa couleur, celle du plan. Les lignes prévues sont plus claires que les cultures.
Le panneau Informations donne la part de biomasse de chaque planche : ses cultures et ses lignes, comptées ensemble. L'atelier vise 75 %, d'après Théry. C'est une information.
Chapitre 16 sur 22
Concevoir : le matériel et l'eau
La page Matériel et eau dit ce qu'il faudra se procurer et l'eau qu'il faudra donner. Elle se lit parcelle par parcelle, ou pour tout le projet.
Le matériel végétal se déduit du scénario et du plan, et se classe par les origines choisies dans la palette du projet : à acheter, à multiplier soi-même, régénération naturelle, ou à décider.
La quantité saisie l'emporte. Sinon, elle est estimée d'après l'espacement et le plan, et la page le dit. Les plants posés sur les lignes du plan sont comptés tels quels. Le panneau Informations explique ce compte.
Sur la ligne centrale d'une parcelle pérenne, les plantes se partagent la ligne. Les productions prennent leur espacement de production, et les plantes de service vivaces et ligneuses remplissent les cases qui restent. Les annuelles semées en poquets ne prennent pas de case.
Pour un potager, la liste vient du plan de culture. Chaque culture se compte avec son espacement de production, ou à défaut avec son espacement de service.
Pour une culture semée à l'abri, le nombre de graines est calculé avec un taux de réussite de 80 %, la convention de planification de Lopez.
La biomasse à sacrifier compte les plants dont la fonction est la biomasse : ils seront taillés et rendus au sol.
Le besoin en eau se donne pour trois états du sol : le volume par an, la réserve à prévoir et le débit d'une semaine de pointe. Ce sont des ordres de grandeur tirés de Lopez.
La ressource en eau du site (réseau, puits ou forage, réserve, ou aucune) dit ce qu'il faut prévoir pour le stockage. Sans eau, la régénération naturelle assistée devient la voie la plus sûre.
Un test de sol se note sur la parcelle : la vitesse d'infiltration, l'état du sol et le nombre de jours depuis la dernière pluie.
La page en déduit la classe d'infiltration du sol, sa vitesse de ressuyage, et les millimètres à apporter par semaine en été.
Un sol qui boit vite demande des passages plus courts et plus fréquents, un sol lent des cycles courts séparés de pauses. Avant chaque arrosage, la main enfoncée dans le sol reste le meilleur juge.
Chapitre 17 sur 22
Réaliser
La réalisation prépare la parcelle (déchaumer, ou couvrir sans travailler le sol), le matériel végétal (bouturage, semis, division) et les outils, puis consigne ce qui a été fait.
Le sol se prépare avant de semer. Les semis, ceux des tortues en particulier, se font sur un sol exempt d'adventices, dont la concurrence freine le saut du chat.
L'étape Matériel végétal montre ce que la palette prévoit. Pour chaque espèce à semer, bouturer, marcotter ou diviser, elle dit quand et comment : la période, le geste, le délai et un point clé.
Ces repères viennent de la Formation Sylvanier de l'Université des Alvéoles. Ils valent pour un climat tempéré et s'ajustent à votre lieu. « Vos réponses » gardent ce que la palette ne dit pas.
La consignation note la date et les conditions du chantier : un même chantier mené sous la pluie ou en pleine canicule ne donne pas le même résultat.
L'étape « Outils et plans » imprime le feuillet du chantier de plantation de chaque parcelle, à emporter sur place : le plan en paysage, puis chaque ligne et ses plantes dans l'ordre.
Pour chaque plante, le feuillet donne l'espacement, le nombre prévu, l'origine et la date prévue. On y coche ce qui est planté, et l'on note au crayon le nombre réel et ce que l'on voit.
Chapitre 18 sur 22
Suivre
Le suivi commence dès que quelque chose est en terre : l'arrosage et la germination, la perturbation, le saut du chat et la consignation.
La consignation du suivi garde une seule observation : chaque enregistrement remplace le précédent.
La perturbation consiste à couper, tailler ou faucher les plantes de biomasse pour relancer la croissance. Elle se note dans un journal, parcelle par parcelle, une ligne par geste.
Chaque ligne porte la date, ce qui a été coupé, l'état des plantes, l'eau autour de la coupe, ce que la biomasse est devenue et, plus tard, ce que vous constatez. Seuls la date et le geste sont demandés.
Chaque plante de biomasse montre le temps écoulé depuis sa dernière coupe, sans seuil. La première perturbation vient en juin, les suivantes quand il y a de quoi couper.
Affaiblir une couverture en la couchant sous la paille, ou désherber à la main, se note aussi, mais ne compte pas comme une perturbation.
Le saut du chat est l'accélération nette de la croissance du système. Il se reconnaît à trois signes : le sol qui change par rapport au départ, des plantes qui poussent vite et haut, une biomasse importante.
Chaque constat est daté et dit si le saut du chat est visible. Il note aussi, quand vous les avez, la pousse d'une plante sur quelques jours et sa hauteur, la biomasse produite et le sol.
La hauteur se lit à côté de la hauteur adulte notée dans Espèces : « 1,2 m, pour 2 m adulte ».
La page dit aussi ce qui le rend possible, d'après ce que vous avez noté : le sol préparé, la plantation faite dans une même période, une perturbation au journal, de quoi couper.
S'y ajoutent l'état des plantes et l'eau à la coupe, la biomasse laissée au sol, les plantes de biomasse coupées ensemble et des plantes de démarrage.
La campagne de plantation se note dans le panneau Données : un début, qui est le point zéro, et une fin. Une plantation dense s'étale sur trois saisons, selon les besoins des végétaux.
Le constat demande aussi si des adventices reviennent. Si elles reviennent, la plantation n'est pas assez dense : on désherbe à la main, et l'on densifie avec des plantes du système d'accumulation.
Chapitre 19 sur 22
Le Dossier Projet
Une fois connecté avec un projet ouvert, la section « Dossier Projet » du menu met votre projet en forme pour le papier.
Le dossier commence par une couverture (le projet, son porteur, sa conduite, la date d'édition), puis la Définition : la vision, les objectifs, les moyens et le site.
La Conception suit : le terrain, avec les tracés de la carte, l'échelle et le nord, puis une page par parcelle, avec son plan, ses bordures, ses planches et son scénario ou son plan de culture.
Chaque parcelle dit aussi ce qu'il faut se procurer et l'eau qu'il lui faudra, avec les mêmes comptes que l'étape « Matériel et eau ». Un récapitulatif donne la liste de tout le projet.
Vient ensuite le calendrier, saison par saison. La Réalisation reprend la préparation, le matériel végétal, les outils et la consignation.
Le Suivi reprend l'arrosage et la germination, puis le journal de chaque parcelle, perturbations et constats du saut du chat dans l'ordre des jours, et sa consignation.
Le dossier finit par les participants : qui a accès au projet, avec quel rôle, et depuis quand.
Imprimée en noir et blanc, la frise du scénario se lit au contour de chaque barre : épais pour une production, en tirets pour production et service, fin pour un service.
Les chapitres à imprimer se cochent. Ce qui s'affiche est ce qui s'imprime, et le choix se refait à chaque ouverture.
« Imprimer / Enregistrer en PDF » ouvre l'impression du navigateur, qui sait produire un PDF. Une question sans réponse s'y lit « pas encore renseigné ».
Avec les fiches de relevé de sol et le feuillet du chantier de plantation, ce sont les seuls documents de l'atelier qui défilent comme une page ordinaire : ils sont faits pour le papier.
Chapitre 20 sur 22
Le bureau
Chaque page, publique ou connectée, s'ouvre sur le même espace de travail, sans défilement : ce que vous voyez à l'écran est tout ce qu'il y a à voir. Un contenu trop long se réduit.
Le menu ☰ ouvre la navigation du site. Une tirette ouvre la saisie de la page (le panneau Données), une autre son mode d'emploi (le panneau Informations).
Un clic en dehors, ou la touche Échap, referme un panneau. Sur téléphone, la barre d'outils devient un menu déroulant. Le bouton ◐ change le thème, clair ou sombre.
Pendant une mise à jour, l'atelier se ferme quelques instants et affiche « L'atelier se met à jour ». Le travail déjà enregistré est conservé.
Après la mise à jour, une page restée ouverte ne peut plus rien enregistrer. Un avis propose de la recharger. Rechargez la page, puis refaites votre saisie.
Chapitre 21 sur 22
Comptes, projets et rôles
L'inscription se fait sur invitation, avec un code de huit caractères ouvert par une personne qui a déjà un compte.
Un compte peut avoir plusieurs projets : le sien et ceux qu'il a rejoints. Un sélecteur, dans le panneau de navigation, change de projet.
Le menu du compte donne accès à votre projet, aux Préférences (votre compte, votre nom affiché, votre mot de passe), à un nouveau projet, à rejoindre ou importer un projet, et à inviter.
Le porteur y trouve aussi les participants et l'export du projet. Un administrateur de l'atelier y trouve le journal des connexions, dont les lignes s'effacent au bout de 90 jours.
Sur un projet, chacun a l'un de trois rôles. Le porteur a créé le projet et peut tout modifier. Le contributeur répond aux questions et dessine avec le porteur. Le lecteur consulte le projet sans le modifier.
Le porteur peut exporter le projet dans un fichier daté, qui garde tout le projet et les réponses de tous les participants. Le fichier ne contient aucun compte ni aucun accès.
Le fichier porte une somme de contrôle : il ne se recharge pas s'il a été modifié depuis son export. Un projet de plus d'un mégaoctet ne s'exporte pas, et la page dit ce qui pèse.
Importer un projet est ouvert à tout compte. L'import d'un fichier crée toujours un nouveau projet, dont vous êtes le porteur. Le fichier est vérifié en entier avant tout enregistrement.
Vous choisissez le nom du projet et lequel des participants du fichier vous êtes. Les participants entrent sans compte, et les dates d'origine sont gardées.
Chapitre 22 sur 22
Inviter et rejoindre
La page Inviter ouvre un code. Il permet à une personne de créer son compte ou, si vous êtes porteur, de rejoindre votre projet comme contributeur ou comme lecteur.
Dix codes peuvent être ouverts en même temps. Un code est valable 30 jours, sert une seule fois, et se retire tant qu'il n'a pas servi.
Avec un compte existant, « Rejoindre un projet » lit le code, montre le projet, la personne qui invite et le rôle proposé, puis vous laisse confirmer.
Le porteur voit les participants de son projet et peut retirer un accès. La personne perd l'accès, ses réponses restent, et elle les retrouve si elle est invitée de nouveau.